Le manque que c'est
Même sept ans après
Il reste entier
Personne ne peut savoir
Que je ne peux plus avoir d'espoir
Ni de projets
Comme une coquille vide, abandonnée
Personne ne peut comprendre
Que ça ne sert à rien d'attendre
Que le temps passe,
Efface mes blessures,
Chaque jour qui passe,
C'est un peu plus dur
Personne ne peut imaginer que le chagrin est si fort
Qu'il déborde de mon âme et remplit mon corps
Parfois chaque pas est un tel effort,
Une telle torture, que j'espère ma mort
Je traverse ces moments dans un état second
Murée dans ma douleur comme dans un tunnel profond
Dans mes yeux, sur mes joues coulent des larmes
Mais j'ai depuis longtemps déjà rendu les armes
Juste penser à elle sans rien dire
Et vous faire croire que je peux facilement sourire
Vous faire croire que je peux encore être heureuse,
Même si je n'aime pas beaucoup être une menteuse
Pourtant si vous saviez
Tout ce que je veux c'est m'écrouler,
Me recroqueviller et hurler, pleurer
Toutes les larmes de mon corps et supplier
"Reviens vivi" jusqu'à ce qu'elle m'obéisse
Ou bien mourir, il faut que ça finisse,
Cette douleur sourde qui me paralyse
Même si on me dit "Vis, émi"



